Qui peut m’expliquer de quel droit l’impérialisme sioniste peut intervenir dans un conflit qui se déroule dans un pays tiers ? Israël bafoue de façon flagrante le droit international et ceci sous l’œil bienveillant des USA et d’une grande partie du monde occidental. Deux poids, deux mesures pour le respect des frontières et la non-agression d’un pays ? Quelle que soit la situation en Syrie, au Liban ou en Palestine, c’est les agissements belliqueux des sionistes israéliens qui provoquent le non-respect de droit international. Il faut en tenir compte dans nos relations avec ce pays. Israël est concrètement un pays en guerre et cherchant à être en guerre. Israël provoque lui-même les conflits, tout en jouant le rôle de victime. Il n’y a aucune justification à effectuer les frappes sur un autre pays, sous prétexte que peut-être un jour, ce pays pourrait être en guerre contre nous. C’est absurde. Il ne faut pas s’étonner après sur les réactions violentes des Palestiniens ou Iraniens. Si on suit cette logique, il faudrait attaquer la moitié de la planète, en commençant par Israël lui-même, le pays le plus belliqueux de ce coin de la Terre. Je proteste vivement contre toute livraison d’armes à ce pays par la Suisse. Ceci est contraire à notre constitution.
Boston – Beslan
Au nom de l’Association Fidan et en mon nom personnel, je voudrais exprimer notre solidarité avec les victimes innocentes des attentats de Boston. Le terrorisme, peu importe de quelle sorte, est la plaie la plus brûlante de notre civilisation. Mais dans ce contexte particulier, il me impossible de ne pas dire ces mots terribles : lors de la tragédie de Beslan, le monde occidental et en particulier les médias occidentaux ont toujours cherché à accuser toute sorte de causes, sauf les terroristes tchétchènes, auteurs de la prise d’otages la plus abjecte de notre histoire.
Aujourd’hui, le monde occidental apprend le vrai visage des extrémistes tchétchènes. Il n’y a pas de racisme dans mes propos, tous les Tchétchènes ne sont pas les terroristes. Mais les terroristes tchétchènes sont une véritable menace pour nos valeurs. Où êtes-vous les pseudo-philosophes de pacotille télévisuelle, les "spécialistes en mensonges médiatiques" de tout genre pour nous éclairer aujourd’hui sur les enjeux qui ont conduit aux attentats de Boston ? Je sais, vous vous apprêtez à envoyer les armes à des fous d’Al-Qaïda en Syrie. La politique de la courte vue prévaut largement sur les idéaux.
Marek Mogilewicz
Président de l’Association humanitaire Fidan
Huitième anniversaire de la tragédie de Beslan
Восьмая годовщина трагедии в Беслане.
Восьмая годовщина трагедии в Беслане.
Сегодня мы присоединяемся ко всем невинно пострадавшим жертвам террористического акта в г.Беслан. Мир проживает одну трагедию за другой, а боль пострадавшей семьи остаётся такой же жгучей.
Выражаем глубокое соболезнование, семьям постадавших, в эти памятные дни мы солидарны с вами и разделяем вашу скорбь и боль, немотря на расстояния.
Обращаясь ко всем выжившим и уцелевшим в те страшные дни, хотелось бы пожелать будущего, наполненного добротой, радостью и благополучием. Вы восхищаете нас вашим стремлением жить . Мы очень рады разделить часть пути к миру и нормальной жизни. Каждый ваш шаг к успеху – большая радость для нас и для всего человечества! Вы смогли доказать, что добро сильнее и превыше зла, даже самого варварского.
Вы — надежда и будущее нашего мира. ФИДÆН.
Марек Могилевич Президент ассоциации «Фидæн»
Проект «Беслан» 1 сентября 2012 год
Ссылки на передачи швейцарского телевидения, рассказывающие о нашем проекте :
Рисунок детей Беслана, сделан во время пребывания в Швейцарии, организованного ассоциацией «Фидæн» в 2005 году.
Le poète ossète, Chamil Djikaev, sauvagement assassiné
Текст на русском языке смотреть ниже.
Communiqué de presse
Le poète ossète, Chamil Djikaev, a été sauvagement assassiné le 26 mai 2011, par plusieurs coups de couteau, puis décapité.
Selon toute vraisemblance cet acte odieux a été commis par un extrémiste musulman. Selon la télévision et la radio ossète, le principal meurtrier présumé a été tué lors de son arrestation. Le risque des autres actes terroristes a été trop grand. Il demeure toujours une inquiétude quant aux autres personnes impliquées dans cet acte barbare. Le poète Chamil Djikaev, très connu en Ossétie, a été également le doyen de la faculté de la philologie ossète à l’Université d’État de Vladikavkaz.
Il a reçu plusieurs menaces de mort, suite à la publication d’un poème dans lequel il a pris position à un évènement qu’il a eu lieu il y a trois ans au cimetière des victimes de la tragédie de Beslan. Selon les témoins de cet évènement, un groupe d’Ingouches et Tchétchènes s’est arrêté devant le cimetière où reposent quelque 300 enfants tués lors de la tragique prise d’otages à l’école de Beslan en 2004. Les Ingouches et Tchétchènes ont uriné sur le mur du cimetière. Les ossètes présents sur les lieux ont réagi par des jets de pierres et une bagarre a éclaté. Les forces de l’ordre ont dû intervenir pour séparer les deux camps.
Chamil Djikaev a payé de sa vie par le fait de prendre position suite à cette profanation d’un lieu si douloureux dans les cœurs des Ossètes.
Nous sommes très affectés par la disparition de ce grand poète et pédagogue.
Notre incompréhension est d’autant plus grande, que les médias occidentaux passent totalement sous silence de tels actes. L’information est trop souvent dirigée contre la Fédération de la Russie et de façon quasi systématique occultée ou ignorée quand il s’agit du problème des extrémistes musulmans qui commettent des actes aussi odieux et graves contre la population civile des différentes républiques de la Fédération de Russie.
Nous attendons une égalité de traitement de l’information dans notre pays où la démocratie et l’accès à l’information sont des garants de nos libertés.
Marek Mogilewicz
Président de l’Association Fidan – Aide aux victimes de Beslan.
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Зверски убит осетинский поэт Шамиль Джикаев!
Открытое сообщение для прессы
Осетинский поэт Шамиль Джикаев был зверски убит 26 мая 2011 года, его тело обнаружили с множественными ножевыми ранениями и обезглавленным.
По всей видимости этот гнусный акт был совершён одним из мусульманских экстремистов. Согласно информации телевидения и радио главный подозреваемый был уничтожен в ходе его задержания. Была слишком велика вероятность расширения масштабов этой операции, т. к. очевидно, что преступник был не один.
Поэт Шамиль Джикаев, очень известный в Осетии, был деканом факультета осетинской филологии Государственного университета им К.Л.Хетагурова во Владикавказе.
В его адрес звучали угрозы смерти в ответ на публикацию стихотворения, которым он отреагировал на событие имевшее место три года назад у кладбища, где покоятся жертвы бесланской трагедии. По мнению свидетелей этого события, группа ингушей и чеченцев остановилась у кладбища, где покоятся около 300 детей, убитых при захвате школы в Беслане в 2004 году. Ингуши и чеченцы справляли нужду у ограды кладбища. Свидетели забросали их камнями и завязалась драка. Представители МВД вмешались, чтобы разнять стороны.
Это место свято для осетин, поэтому Шамиль Джикаев не смог промолчать в ответ на варварский акт и заплатил своей жизнью.
Мы потрясены смертью большого поэта и педагога.
К большому сожалению западные средства массовой информации не освещают подобные зверства. Зачастую характер преподносимой информации бывает антироссийский, а когда речь идёт о проблемах мусульманского экстремизма и происходят варварские события против гражданского населения различных республик Российской Федерации, их обходят молчанием.
Мы настаиваем на информационном равенстве и нейтралитете в нашей стране, где демократия и доступ к информации являются гарантами наших прав и свобод.
Могилевич Марек
Президент ассоциации «Фидан»
помощь жертвам Беслана.
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Un anniversaire…
Un anniversaire…
Anniversaire de l’état de siège en Pologne.
C’était le soir du samedi, 12 décembre 1981. Le jour de mon anniversaire. J’ai décidé de le passer avec quelques membres de la délégation officielle du nouveau syndicat "Solidarnosc" qui se trouvait en ce moment en Suisse. Nous étions invités chez un ami, Antoine Baudin, dans sa petite maison à Lausanne, juste à côté du Palais de Beaulieu.
Nous venions de passer une période très intense. J’ai accompagné la délégation de Solidarnosc dans des meetings, manifestations, rencontres où je servais d’interprète. Mon français n’était pas encore parfait, mais l’urgence d’expliquer, d’informer et de faire connaître le premier syndicat libre des pays du bloc communiste primait sur la qualité littéraire du discours. De toute façon, c’était eux les plus importants. Ils faisaient déjà partie de la légende.
Pour la plupart, ils ont pris une part active à la lutte pour les libertés fondamentales de notre peuple, mais aussi, pour le changement historique qui allait se produire dans les forces politiques et structurelles du monde.Nous étions dans une grande excitation du moment. D’un côté, l’impensable est devenu réel. Cette contradiction, ce paradoxe de tout dissident de cette époque. Nous luttions pour un idéal, mais en même temps nous doutions de pouvoir le voir se réaliser de notre vivant. Puis, il se produit une accélération fulgurante lors des événements d’août 1980. D’abord au chantier naval de Gdansk, puis dans presque tout le pays. Le pouvoir usé et affaibli par les luttes internes cède un peu devant la pression populaire des grandes grèves qui paralysent le pays.L’impensable est devenu réel, disais-je, palpable, proche et fragile à la fois. Malgré la grande victoire de l’enregistrement officiel du syndicat libre "Solidarnosc", la tension était palpable à chaque instant. La victoire était fragile, très fragile. Mais le goût de la liberté était déjà sur les lèvres des beaucoup de polonais. Notre excitation était toujours mélangée à cette crainte atavique qui nous habitait depuis tant d’années de notre dépendance.
Il fallait presque se pincer parfois pour croire que ce rêve, si fort, mais aussi si inatteignable, devenait réel devant nos yeux.Antoine Baudin est un érudit. Historien de l’art, mais également spécialiste de langue slaves, il parlait très bien le polonais, le russe et nous rendait des grands services par ces connaissances et par son adhésion à notre cause.
C’était le dernier soir du séjour de la délégation de Solidarnosc en Suisse. Antoine et son épouse, Éliane, nous ont invités chez eux pour se dire au revoir, pour passer ensemble un moment d’amitié et de musique.
J’ai été très heureux d’être parmi les invités, mais aussi très partagé entre le désir de rentrer au pays après trois années d’exile, de revoir enfin ma famille, de participer directement aux grands bouleversements et d’autre coté dans la crainte de la répression, de payer mon engagement en faveur de la lutte pour la liberté et depuis 1980 pour "Solidarnosc".
La soirée était donc pleine d’émotions très diverses, heureusement la douce bienveillance de nos hôtes permettait de garder une atmosphère si particulière du temps d’avant Noël.
Mais nous ne savions pas que les événements de l’Histoire vont nous précipiter dans une tout autre ambiance.
Peu avant minuit, je crois, nous avons reçu les premières informations qui ne présageaient rien de bon. Il était question de premières arrestations. Les mouvements de l’armée et des unités spéciales de la "Militzia" – la redoutable police polonaise, se multipliaient un peu partout.
Puis plus rien. À part quelques informations arrivant sur les chaînes occidentales. Les communications avec la Pologne se bloquent. Plus aucun téléphone ne fonctionne.
Nous sommes sans nouvelles de nos proches et pourtant nous savons que quelque chose de grave est en train de se passer.
Le lendemain nous apprenons que la liaison aérienne avec la Pologne est interrompue. Pas de train, ni aucune autre voie de communication. Nous comprenons que c’est grave, mais nous ne savons pas la nature exacte de la menace. Le pire est à craindre. Le spectre de l’année 1956 à Budapest ou du Printemps de Prague plane sur nos têtes. Nous avons très peur pour nos familles. Le sentiment d’impuissance envahit nos esprits. L’occident va rester muet comme d’habitude ? Comme en 1939, 1956, 1968, 1980… Nous le savons déjà.
Dans l’après-midi du 13 décembre 1981, nous apprenons d’autres nouvelles. Commence la longue nuit de plusieurs années de l’état de siège, déclaré par un général aux lunettes noires. Tout un symbole.
Nous commençons à nous organiser pour une nouvelle lutte.
Marek Mogilewicz
13 décembre 2010
Suisse
P.-S. Je prie toute personne ayant vécu ces moments avec nous de me contacter.
Lettre ouverte à mes amis français sur l’usage de la devise Liberté, Égalité, Fraternité
Citoyennes et Citoyens français !
Je suis un francophile déclaré. J’ai choisi votre langue, comme on choisit sa bien-aimée. Je suis né dans une autre culture et par l’apprentissage de votre magnifique langue je me suis mis à aimer votre culture.
Mieux encore, votre langue est devenue celle de mon expression quotidienne et de mes créations. Par cela je suis devenu non seulement l’admirateur de la culture francophone, mais aussi un de ses créateurs. Le destin m’a emmené vers d’autres peuples et vers d’autres cultures. Je m’y suis employé en tant que défenseur de votre langue et par cela de votre culture.
A mon tour, en passant de Varsovie, par Moscou, jusqu’au Beslan, comme en Suisse, ma deuxième patrie, je n’ai pas cessé de me battre pour que la langue française soit reconnue en tant qu’une valeur supplémentaire face à l’hégémonie anglophone. Elle est pour moi ce véhicule privilégié d’un autre regard, d’une autre image du Monde.
Je vous écris donc avec autant plus de colère, de déception et de dégoût face aux évènements de ces jours.
Les agissements de ceux qui représentent actuellement votre pays sur la scène internationale et en premier lieu, celui que l’on nomme le porteur de riz devant les écrans de télévision, le transfuge qui n’a jamais eu peur de tourner trois fois sa veste, votre ministre des affaires étrangères – Bernard Kouchner.
Avant de développer plus en profondeur les agissements indignes de ce personnage, je vous envoie juste ce petit fragment d’une conférence de presse d’aujourd’hui.
Aux côtés de son homologue du gouvernement fascisant de l’Italie, Franco Frattini, d’un ton hautain, ils donnent une leçon abjecte sur le sens du mot otage.
Pour ceux qui ne savent pas, il y a actuellement deux otages suisses en Libye.
Mais oui, vous avez bien entendu, La Libye, ce grand pays démocratique, Grand Ami de l’Italie fascisante de Berlusconi et de la France, comme on dit couramment le pays de droits de l’Homme !
Votre pays.
Celui dont la devise est Liberté, Égalité, Fraternité.
Ya-t-il quelqu’un qui peut m’éclairer ce que signifient ces trois mots dans la bouche de Monsieur Kouchner ?
J’ai entendu que la détention depuis près de deux ans de deux suisses de façon arbitraire par le colonel Kadafi dans la bouche de Kouchner s’appelle "le différend de la Suisse avec la Libye".
Par contre, le fait d’avoir refusé environ 200 visas aux dirigeants libyens est une "prise d’otages de l’Union européenne par la Suisse".
Non, vous ne rêvez pas "Ce sont les mots du docteur Kouchner.
Amis français !
Le mot Liberté sonne pour moi comme un poème d’Eluard, comme l’appel de 18 juin, comme la Révolution française.
Ne laissez pas galvauder les plus beaux idéaux par un porteur de riz de l’esbroufe, pour le bien de son image télévisuelle.
Dites-moi sur cette page que l’autre France existe.
Je veux continuer à l’aimer.



