Je ne suis pas Charlie

Chers lecteurs,
si vous êtes assez curieux pour entendre une pensée à contre-courant, pour vous faire votre propre opinion sur le monde, si vous avez assez de courage pour ne pas suivre aveuglement le « politiquement correct » du trend de nos médias, si votre sens de l’humanité ne s’arrête pas au coin de votre rue et si à la place de la haine vous croyez en amour – lisez ce texte jusqu’au bout.

Il ne vous donnera pas la réponse toute faite à tout, mais peut-être il vous donnera l’occasion de réfléchir par vous-même, ce qui est déjà beaucoup.

Si par hasard vous êtes journaliste ou dessinateur de presse – alors, lisez-le. C’est quasiment une obligation, car c’est vous qui nous obligez de lire et relire toujours les mêmes phrases sorties tout droit de l’ineptie de votre vision du monde. La seule, l’unique et bornée à votre vue trop courte pour en apercevoir la moindre subtilité en dehors du cadre que vous lui fixez.

Posons donc d’emblée les bases. L’attaque sur le « Charlie-Hebdo » est ignoble et cet article ne remet absolument pas en cause son caractère inacceptable. Comme tout autre acte de terrorisme et comme tout autre acte de violence !

Alors pourquoi ce titre ?

Parce que le soussigné ne peut accepter non plus, le hold-up éhonté commit à cette occasion sur des termes nobles et philosophiquement profonds comme la démocratie, la liberté, la liberté de parole et bien sûr la sacro-sainte liberté de la presse.

En se servant de la vague d’émotion que ce fait a suscité, on mélange joyeusement tous les principes philosophiques fondamentaux. Honteusement on profite d’un fait ignoble pour en cacher d’autres.

Mais de quoi parle-t-il ?

Pour aller vite, je ne vais pas développer ici des grandes considérations philosophiques, mais de souligner certains faits.

Depuis les grands intellectuels parisiens au petit journal de mon village, on a sorti la grande artillerie de la liberté de la presse. Or toute liberté de la parole s’arrête là où commence la dignité de l’autre.

Au nom de cette liberté-là, certains ont commis des crimes, d’autres ont provoqué les guerres et d’autres encore ont semé la haine. Il y a bien donc une limite. La sphère de l’estime de soi, celle de croyance et de spiritualité en fait partie. Il est donc indispensable d’en tenir compte dans vos discours. D’ailleurs, pourquoi dans nos lois nous avons des articles qui condamnent une certaine forme d’expression ? Essayez donc d’écrire ou de dessiner une thèse sur l’inexistence de la Shoa ?

Comprenons-nous bien, je ne suis pas d’écrire cela – c’est un exemple (cette précision est particulièrement destinée aux journalistes).

Je suis à mon tour choqué que même le petit journal de mon village avec l’approbation de la pasteure de ce village a cru bon de reproduire à cette occasion un dessin qui pourrait offenser certains musulmans. Certes, il s’agit d’un des dessins encore « gentil », car il y en avait d’autres, beaucoup plus ignobles. Que diriez-vous, si vous lisiez dans votre hebdomadaire préféré que l’Évangile ou le Talmud « C’est de la merde ». Fin de citation. Oui, précisément ce que les auteurs ont écrit dans Charlie-Hebdo à propos du Coran.

Peu importe que je sois, juif, agnostique, catholique, protestant ou musulman – ceci est inadmissible.

Comprenons-nous bien, ceci ne justifie en rien l’acte terroriste qui a été commis – mais ceci y contribue ! Répandre de la haine n’est pas la solution – c’est précisément le bon prétexte pour ceux qui habilement utilisent la haine de l’autre à aiguiser les conflits et à détruire les principes fondamentaux de notre société.

Je suis choqué que même Madame la Pasteure de mon village cède à cette vague d’hystérie et cautionne la haine envers l’autre, à la place de chercher à trouver un moyen d’apaiser le conflit. Est-ce cela le message du Dieu des chrétiens ?

Où étiez-vous braves gens à l’époque, pour dire votre indignation devant les dessins qui répandent la haine et qui blessent les souvent une grande partie de la population ?

Et si d’aventure venez à l’esprit de quelqu’un de m’accuser d’avoir une sympathie quelconque pour les extrémistes de tout genre et en particulier musulmans, faites vos recherches et vous saurez que j’ai été touché personnellement et profondément par l’ignominie de ces derniers.

Cela m’amène justement au sujet suivant, la couverture médiatique des actes de terrorisme en général et de celui-ci en particulier.

Partons d’un premier constat : un mort est un mort, un blessé est un blessé, une famille en deuil est une famille en deuil – évident diriez-vous ? Non !

Le 2 mai 2014, à Odessa, donc à trois heures d’avion de Paris, les néonazis ont brûlé vifs une quarantaine de personnes, puis pris d’assaut le bâtiment syndical tuant ceux qui ont échappé aux flammes. La couverture médiatique de cet « évènement » n’a rien eu avoir avec celle de « Charlie-Hebdo ». Pourquoi ? S’agit-il de la différence entre la relative « notoriété » des personnes mortes du journal face à l’anonymat des victimes d’Odessa ? S’agit-il de la proximité linguistique, culturelle et géographique de la France ? S’agit-il d’un « pays amis » d’un côté et de « pays suspect » de l’autre ?

En fait – tout cela à la fois.

Il y a pour moi quelque chose de très indécent dans cette catharsis médiatique que vous nous servez, Mesdames et Messieurs les journalistes. Même face à la mort et à l’extrême violence vous êtes plus préoccupés par vous-mêmes et le système que vous avez créé que par le monde qui vous entoure. Le corporatisme de la douleur et de la mort est votre ultime degré d’autosuffisance et votre supériorité imaginaire. Dans cette douleur qui vous touche aujourd’hui d’un peu plus près que les nouvelles habituelles de la violence habituelle, vous vous fourvoyez au point que vous n’arrivez même pas à voir ce qui se passe là, devant vos yeux. Qui d’entre vous a dit avec la même force et le même talent que l’une des victimes de la tuerie du 6 janvier était Frédéric Boisseau, agent d’entretien – comme on les appelle pudiquement aujourd’hui. Il est la victime innocente. Il n’a pas insulté l’islam, il n’a pas profité de la protection policière. Il n’a pas les honneurs de toutes les premières pages de vos journaux et de vos émissions. Il était là. C’est sa seule faute. Et c’est une amie qui m’a fait connaître son existence, pas vos articles préoccupés par votre propre système.

Qui parle avec la même ferveur avec de ces policiers qui n’ont insulté personne, qui étaient là pour faire leur travail, certains peut-être étaient musulmans. Ils sont morts à cause de la haine suscitée par les uns contre les autres, dont vous vous érigez en défenseurs aujourd’hui.

C’est pourquoi et pour d’autres raisons encore que j’affirme :

Je ne suis pas Charlie.

Je suis la fillette de Gaza tuée par la bombe, tombée là « par erreur ».

Je suis le voyageur israélien qui n’a pris le bon bus ce jour-là.

Je suis la femme de Donbas qui est morte parce qu’elle est sortie un peu de nourriture pour son enfant.

Je suis la femme syrienne qui attendait sa ration de pain devant la boulangerie de sa ville.

Je suis la femme enceinte, le corps penché en arrière sur une table, avec un câble autour du cou dans la Maison des Syndicats à Odessa.

Je suis le garçon de douze ans, mort le jour de la rentrée scolaire du premier septembre 2004 à Beslan.

Marek Mogilewicz

Grâce à vous

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Voici le retour sur ce chemin qui mène vers un lointain plein de découvertes. Il est ici comme un symbole. Sur cette route une guitare, celle qui m’accompagne partout où il y a des êtres qui m’offrent un moment de leurs vies en écoutant mes chansons. Qu’ils soient ici remerciés.

Ce partage a pour moi un sens très profond. Vous m’avez offert votre présence et votre écoute en échange de quelques notes et quelques vers. Les fracas de ce Monde s’arrêtent quand ce partage a lieu. Il nous aide à vivre. Merci pour votre présence durant cette année écoulée. Nous trouverons nos chemins parsemés de musique et de poésie l’année prochaine.

Et la photo ?

Elle a été prise sur l’île Olkhone, Lac Baïkal, Russie. Où j’ai trouvé des êtres merveilleux qui m’ont ouvert leurs oreilles et leurs âmes.

Allez, bon voyage dans l’année 2015 !

Lettre ouverte aux parlementaires suisses – l’Or de la Banque Nationale Suisse

Mesdames et Messieurs Conseillers Nationaux et Conseillers aux États. Je suis citoyen suisse et je vous prie de poser clairement cette question aux Conseil Fédéral : où se trouve actuellement l’or de notre Banque Nationale ? Si une partie de cet or se trouve aux USA, quelle est la justification de ce fait ? En tant que citoyen suisse je vous prie d’exiger que cet or soit rapatrié le plus rapidement dans notre pays qui garantit les conditions tout à fait adéquates pour sa sauvegarde. Le laisser entre les mains d’un pays belliqueux et en guerre économique ouverte avec la Suisse est un acte irresponsable. Mesdames et Messieurs, mes concitoyens. Veuillez partager cet appel et l’envoyer, comme moi aux politiciens de notre pays. Un grand danger pour notre économie est un fait avéré. Le gouvernement allemand a voulu faire de même et il n’a reçu ni son or, ni aucune garantie de son existence physique.

Marek Mogilewicz

LA PAIX MAINTENANT !

Le vrai visage du pouvoir usurpateur de Kiev est apparu. Il agit avec les tanks et les hélicoptères contre son propre peuple.

La démocratie selon le mode de Kiev est-elle compatible avec nos « standards européens » ?

Combien de temps encore nous allons supporter les mensonges éhontés de nos médias décrivant toujours ces événements avec un vocabulaire tendancieux. C’est toujours les « séparatistes » ou des « terroristes » d’un côté et les forces de l’ordre de l’autre. Quel ordre ?

Nos gouvernements sont complètement dans un trend suiviste de la politique de l’administration d’Obama, sans discernement et sans voir nos propres intérêts dans ce conflit global inacceptable.

À force de peindre le diable sur la muraille, au nom du président de la Russie, les peuples d’occident ne voient plus les actions maléfiques de l’impérialisme américain. Le pire, c’est que contrairement à la période de la « guerre froide », la gauche et la droite semblent être dans le même délire.

Cacher l’échec du capitalisme et des pseudo social-démocraties à la française, voici leur seul but d’allumer les conflits partout dans le monde.

Je lance un appel solennel.

Peuples libres, exigez de vos gouvernants de cesser immédiatement toutes les actions qui attisent la guerre.

LA PAIX MAINTENANT !

Chaque mort en Ukraine est de notre faute. Ce conflit a été fomenté par les puissances occidentales. Il doit être éteint par elles.

Marek Mogilewicz

Les nouvelles inquiétantes de l’Ukraine

La politique irresponsable des certains dirigeants européens et des États unis conduit à l’escalade de violence. Si une partie du peuple ukrainien ne veut plus faire partie de l’État fantomatique de Kiev et occupe illégalement les bâtiments officiels, sachons que le pouvoir à Kiev est tout aussi illégal. Les dirigeants actuels sont parvenus au pouvoir suite à un coup d’État qu’aucun pays démocratique ne peut admettre. Je lance un appel solennel aux autorités suisses de condamner fermement l’usage de la force militaire, totalement disproportionnée contre ceux qui demandent une solution démocratique de la crise. Ces actes sont totalement contraires aux principes fondamentaux de droits humains et aux principes de respect de droits de minorités. Les manœuvres de l’OTAN à la frontière russe et ukrainienne sont une provocation qui ne fait que d’envenimer la situation. Peut-on imaginer que la Russie organise les « manœuvres » militaires à la frontière des USA ? Peut-on imaginer qu’en Suisse on décide de supprimer la langue française, en tant que la langue nationale ? Seriez-vous d’accord de vivre dans un tel pays ?

Soyons solidaires et exigeons de nos autorités de condamner toutes les tentatives de provocation d’un conflit militaire avant qu’il ne soit pas trop tard.

Le général et le diplomate

Le général et le diplomate.

Tel pourrait être le titre d’une fable d’un Jean de la Fontaine des temps actuels. Malheureusement, c’est juste une interview radiophonique. Autrement dit, triste réalité. Dans l’émission Forum de la Radio-Télévision suisse, ce 15 avril 2014. Je croyais être halluciné. Un général français, dont la seule préoccupation semble être le triste destin de son armée, soumise à des coupes budgétaires, la désastreuse situation de son pays oblige, appel presque à la guerre ! Oui, vous avez bien entendu. Il faut que la France, que dis-je, toute l’Union européenne, se déploie militairement face au « méchant Poutine », qui veut reconstruire l’ancienne Union soviétique, pour lui montrer notre force. Mais surtout pour empêcher les coupes budgétaires qui le privent de faire joujou avec sa vaillante armée française, au demeurant présente partout où « les intérêts de la France sont menacés ». Tiens, je ne savais pas que la France avait des frontières au Mali, au Centre-Afrique ou peut-être au Rwanda ? Triste souvenir de sa glorieuse « action militaire » qui commence à sentir vraiment pas bon et qui n’a pas empêché, pour ne pas dire plus, un de plus odieux génocide de notre temps.

En face, un diplomate, avec son langage bien pondéré et qui visiblement connaît bien la Russie et la situation des pays qui l’entourent. Il cherche à tout prix une solution pour empêcher la guerre. Trouver toutes les possibilités de dialogue et de solutions, même aux situations semblant être à première vue insolubles.

Qui choisiriez-vous ? Pas pour résoudre le conflit ukrainien, non, juste pour qu’il soit dans votre cercle de connaissances. À qui confierez-vous vos enfants et leur avenir ?

Marek Mogilewicz

P.S. Message spécial pour la NSA et pour les services spéciaux français, oui, j’ai écrit ce texte moi-même, avec mes petits doigts… comme ça vous n’avez pas besoin de chercher.

Lien pour écouter l’interview :

 

http://www.rts.ch/audio/la-1ere/programmes/forum/5755524-l-ue-et-les-usa-doivent-ils-durcir-le-ton-militairement-contre-la-russie-15-04-2014.html